MA SANTÉ MENTALE, J’Y TIENS!

Être à l’aise avec son image corporelle

MA SANTÉ MENTALE, J’Y TIENS!

Être à l’aise avec son image corporelle

Auteure: Marie-Michèle Ricard,

Psychoéducatrice, psychothérapeute et professeure.

En fermant les yeux 🙈, imagine-toi devant un miroir.

Qu’est-ce que tu vois? Quelles émotions, quelles pensées ça te donne?

Cet exercice te permet de prendre conscience de ton image corporelle. C’est la manière de te représenter ton corps et ton apparence à travers tes émotions, tes jugements et tes pensées. Voilà ce qui influence l’estime de soi, qu’on soit adolescent ou adulte. Bien plus que le poids1!

Ça nous est peut-être tous arrivé de ne pas aimer l’image que nous voyons dans le miroir. De se comparer aux photos des autres sur les réseaux sociaux. Peut-être même de vouloir que notre corps change pour qu’il réponde à certains standards.

captain america look GIF by Nerdist.com

Qu’est-ce-que tu vois?

rupauls drag race binoculars GIF

Quelles émotions, quelles pensées ça te donne?

happy big bang GIF by CraveTV

Est-ce que tu as le goût de changer ce que tu vois?

Comment savoir si mon image corporelle est 👍 positive ou négative 👎 ?

Avoir une bonne image de soi, c’est respecter son corps et tout ce qu’il nous permet de faire, même si on ne l’aime pas totalement, 100 % du temps. C’est apprendre à mettre l’accent sur ses atouts corporels plutôt que sur ses imperfections et ressentir, la plupart du temps, des émotions agréables par rapport à son corps. Quand on y arrive, on est capable de critiquer les idéaux de beauté classiques et on sait que toutes sortes de corps peuvent être beaux.

Au contraire, avoir une image corporelle négative, c’est être insatisfait·e de son corps, vouloir le changer et en tirer des émotions désagréables, comme la honte, la colère, la culpabilité ou la tristesse.

Toutes ces sensations négatives peuvent amener à développer une relation malsaine avec son corps et la nourriture, à ressentir des symptômes d’anxiété ou de dépression, à avoir envie de s’isoler et à avoir des résultats scolaires plus faibles. Elles augmentent aussi le risque de développer un trouble des conduites alimentaires 🌭 🍔 🍟 🍕 🍭 🍬 🍫 🍿 🍩 🍪.

Adolescence et bonne image corporelle : pas si simple

Le développement de l’image corporelle débute tôt, dès l’enfance. Elle évolue dans le temps, au fil de ta croissance. Mais à l’adolescence, les choses peuvent parfois se compliquer parce que tout le monde ne se développe pas de la même façon, ni au même rythme. Par exemple, certains commencent par prendre des rondeurs alors que d’autres grandissent.

Par-dessus ça, certains jeunes doivent aussi parfois composer avec :
  • des commentaires reçus sur leur apparence par leurs proches, des moqueries.
  • de la pression des médias et de tous les gens qui les entourent (amis, famille, école…) qui valorisent la minceur ou les bombardent de corps stéréotypés difficiles à atteindre, tant chez les femmes que chez les hommes.
  • de l’intimidation,
  • de l’intolérance et de la stigmatisation, où l’apparence physique en est souvent la cause.
À force de subir ces pressions, certains jeunes peuvent développer une mauvaise image 😥 de leur corps.

Le savais-tu? Le savais-tu? Le savais-tu?

Au secondaire, plus de la moitié des gens sont insatisfaits de leur apparence :

46 % des filles désirent une silhouette plus mince et 27 % des garçons, une plus forte3.

Grossophobie : une discrimination bien réelle qu’il faut combattre

Tu as peut-être déjà été victime de grossophobie, une discrimination et une intimidation par rapport au poids. Sache que c’est la première cause d’intimidation à l’école secondaire. Être victime de grossophobie augmente le niveau de stress, diminue l’estime de soi et augmente le risque de dépression. Quand ça nous arrive, on peut avoir tendance à s’isoler et à éviter certaines activités comme les cours d’éducation physique. Ça peut aussi nous faire vivre une relation malsaine avec notre corps et la nourriture, jusqu’à risquer de développer des troubles alimentaires4.

Si tu es témoin de ce genre de discrimination, 🚨 dénonce-la, parce que c’est inacceptable. Et surtout, si tu en es victime, ne reste pas seul∙e.

Parfois, il arrive aussi qu’on se sente « hors normes » sans l’être. Quand on se compare aux « corps parfaits » (et largement retouchés) des influenceur∙se∙s sur les réseaux sociaux, on peut facilement vouloir atteindre un idéal irréaliste et devenir insatisfait∙e de son corps. Ça peut être fâchant, frustrant, et provoquer de la tristesse ou de l’anxiété. Quelques minutes d’exposition à ces images chaque jour suffisent pour déclencher cet impact négatif.

 


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Ressembler à une fille  ou un gars  : pas de mauvaise réponse !

Tu l’as peut-être remarqué : les critères de beauté associés au fait d’être un garçon ou une fille sont très contraignants. Il y a beaucoup de personnes qui ne se reconnaissent pas dans ces critères féminins et masculins « traditionnels », particulièrement dans la communauté LGBTQ2S+.

 

🏳️‍🌈 Près de 75 % des personnes qui s’identifient à la communauté LGBTQ se disent très préoccupées par les enjeux liés à l’image corporelle2. Si ton corps ne te satisfait pas comme il est, tu es loin d’être seul∙e! 🏳️‍🌈

 

Alors je l’améliore comment, mon image corporelle?

C’est tout à fait normal que l’image qu’on a de notre corps 👶 👦 🧑 🧔 👨‍🦳 change avec les années. Si tu en ressens le besoin, il existe des activités qui peuvent t’aider à améliorer ton image corporelle peu à peu et t’amener à en être pleinement satisfait∙e.

 

J'améliore mon image corporelle

Vidéos sur l'image corporelle

Savais-tu que 55% des ados seraient insatisfaits de leur apparence? Dans cette capsule sur l’image corporelle, découvre le témoignage de plusieurs jeunes ainsi que les conseils d’une psychoéducatrice pour accepter son corps.

Parfaitement imparfait

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Image Corporelle

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Ce nouveau guide pratique destiné aux adolescentes et aux adolescents a pour objectif de favoriser le développement d’une saine image corporelle. Rédigé à la manière d’un journal personnel, il aborde plusieurs thèmes essentiels de manière concrète et inspirante. Entre autres sujets : l’insatisfaction corporelle, le discours envers soi, l’idéal culturel de beauté, la théorie du poids génétique, la pleine conscience corporelle, les distorsions cognitives, l’influence des réseaux sociaux, les diètes et les interdits alimentaires, l’alimentation intuitive, les troubles des conduites alimentaires, la diversité corporelle et, bien sûr, l’acceptation de l’image corporelle.

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Références

1.BLACKBURN, Marie-Ève, et autres. Cheminements d’adolescents de 14 à 18 ans, Cégep de Jonquière, 2008, 75 p. (Enquête longitudinale auprès des élèves saguenéens et jeannois). Également disponible en ligne : https://ecobes.cegepjonquiere.ca/media/tinymce/Publication-Sante/cheminementados.pdf

2. LÉPINE, Laurence, et autres. Portrait des personnes LGBT+ en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD), 2017, 78 p. Également disponible en ligne : https://www.ciradd.ca/wp-content/uploads/2019/10/RPSN_2014035_LGBT_FIS.pdf

3. TIGGEMANN, Marika. « Body dissatisfaction and adolescent self-esteem: Prospective findings », Body Image, vol. 2 (2), juin 2005, p. 129-135. Également disponible en ligne : https://doi.org/10.1016/j.bodyim.2005.03.006

4. VOGEL, Lauren. « Fat shaming is making people sicker and heavier », Canadian Medical Association Journal (CMAJ), vol. 191 (23), p. E649. Également disponible en ligne : https://doi.org/10.1503/cmaj.109-5758